Extrait de la vie de S. De Beauvoir.
À quinze ans, son choix est déjà fait, elle sera un écrivain célèbre. Après son baccalauréat en 1925, Simone de Beauvoir entame des études supérieures à l'Institut catholique de Paris, pour les mathématiques, et à l'Institut Sainte-Marie à Neuilly pour les lettres. Elle obtient la première année à l'université de Paris les certificats de mathématiques générales, de littérature et de latin. L'année suivante, elle suit les cours de philosophie et obtient en juin 1927 le certificat de philosophie générale. Elle obtient finalement la licence ès lettres mention philosophie au printemps 1928 après l'obtention des certificats d'éthique et de psychologie et entame alors la rédaction d'un mémoire pour le diplôme d'études supérieures portant sur Leibniz. A la faculté des lettres de l'université de Paris, elle rencontre d'autres intellectuels en herbe, notamment Jean-Paul Sartre, qu'elle compare à un génie. Une relation mythique se nouera entre eux, dès cette époque, que seule la mort rompra. Elle sera son « amour nécessaire » en opposition aux « amours contingentes » qu’ils seront amenés à connaître tous deux. Simone de Beauvoir est reçue deuxième au concours d'agrégation de philosophie en 1929, juste derrière Jean-Paul Sartre.
Merci Simone.
8 juil. 2013
18 juin 2013
La Chose Sentante
Cette réévaluation du corps hors de sa dimension organique porte en elle une érotique que [Mario Perniola…] n’hésite pas à décrire. Se faire chose sentante et se livrer à la sexualité neutre, c’est mettre son corps dans un état de totale disponibilité, ce qui n’est possible qu’à condition de s’en détacher. Tel est donc le propos de se faire chose ; éprouver son propre corps (et celui de son partenaire) dans la même relation d’extériorité que s’il s’agissait d’une chose. À cette objectivation participe ce qui, tout en étant proche du corps, détourne celui-ci vers l’inorganique, à savoir le vêtement :
« Se donner comme une chose sentante implique que les étoffes qui enveloppe le corps de mon partenaire se mêlent aux miennes créant un tout dans lequel on se promène durant des heures et des jours. Posséder une chose sentante implique que mes propres vêtements soient toujours et partout disponibles jusqu’à se confondre avec ceux de l’autre. Ainsi tombe la distinction entre donner et posséder tandis qu’un corps étranger, - ou, plutôt, un vêtement étranger- se constitue, n’appartenant à personne. (…)La langue qui m’envahit et me couvre, le sexe qui me pénètre et que j’endosse, la bouche qui me suce et que je déshabille…Tout devient métaphore vestimentaire. Les organes sont des habits sans attaches ni coutures qui retrouvent leur état de pièces de tissus prêtes à être assemblées : on peut ainsi les joindre ou les défaire selon un ordre nouveau, sans objet, ni fonction. »
Extrait de Érotique, esthétique. Sous la direction de François Aubral et Michel Makarius Ed. L’Harmattan, 2001.
« Se donner comme une chose sentante implique que les étoffes qui enveloppe le corps de mon partenaire se mêlent aux miennes créant un tout dans lequel on se promène durant des heures et des jours. Posséder une chose sentante implique que mes propres vêtements soient toujours et partout disponibles jusqu’à se confondre avec ceux de l’autre. Ainsi tombe la distinction entre donner et posséder tandis qu’un corps étranger, - ou, plutôt, un vêtement étranger- se constitue, n’appartenant à personne. (…)La langue qui m’envahit et me couvre, le sexe qui me pénètre et que j’endosse, la bouche qui me suce et que je déshabille…Tout devient métaphore vestimentaire. Les organes sont des habits sans attaches ni coutures qui retrouvent leur état de pièces de tissus prêtes à être assemblées : on peut ainsi les joindre ou les défaire selon un ordre nouveau, sans objet, ni fonction. »
Extrait de Érotique, esthétique. Sous la direction de François Aubral et Michel Makarius Ed. L’Harmattan, 2001.
5 mai 2013
13 avr. 2013
MISS FRANCHE
Son parfum Chanel n’est pas issu de la contrefaçon.
Son sac est un
Lancaster qu’elle a ramené de Paris.
Ses bottes : du vrai cuir, elle ne triche pas.
Dans sa voiture, ça sent vraiment l’Ambipur.
En surface, rien de factice, mais ne t’avise pas de la toucher.
Au fond ce qu’elle a de plus sincère à offrir c’est sa
surface.
Ses courbettes activent de vrais muscles, localisés dans de
vrais organes,
Sa peau n’a pas vieilli depuis ses trente ans. Son secret, vivre
le moins intensément possible.
Sa devise ; mutisme et immobilisme.
Admirateur secret,
lorsqu’elle ne va pas au rendez-vous que tu lui as fixé, c’est un vrai
lapin qu’elle va te poser.
Lorsqu’elle se regarde dans le miroir, sa franchise est
totale.
Lorsqu’elle se regarde dans le miroir, ses sentiments sont
réels.
A qui pourrait-elle bien mentir ? Dans sa vie il n’y a
qu’elle. A 360°.
Ses convenances, et ses politesses m’apaisent telle une
poudre de perlimpinpin.
Lorsqu’elle va à une soirée et qu’elle ne décroche pas un
mot, c’est de peur de se trahir
Lorsqu’elle quitte sa soirée -où elle a fait bonne figure et
bonne impression
Bon chic bon genre (oh ça oui elle sentait bon !)
Elle considère avec sincérité la richesse la simplicité et la culture
dont ont toujours fait preuve les siens, quand elle
leur fait un petit portrait !
Ils sont tous gentils et beaux, d’ailleurs elle le leur a dit en apportant le gros
gâteau.
Ses sentiments sont bien réels. Son hypocrisie intègre.
Relations transparentes et authentiquement contrefaites
Lorsqu’elle se dit que
tu es un bon à rien, elle ne se ment pas.
Son hypocrisie ne transpire pas, son faux-semblant ne
déborde pas.
Ses yeux la trahissent enfin et tu lui demandes : que
se passe-t-il ?
« Rien c’est juste que je ne te trouves pas
sincère. »
Qu’est-ce donc au juste ? la clairvoyance au coin du
miroir sans teint?
5 mars 2013
27 févr. 2013
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